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Carton rouge pour la Commission européenne : Green Deal ou BlackRock il faut choisir !

Billet
Carton rouge pour la Commission européenne : Green Deal ou BlackRock il faut choisir !
Si l’Union européenne veut survivre, ceux qui la dirigent doivent réduire la fracture grandissante qui s’est creusée entre les Européens.
Cela passe notamment par la cohérence entre les paroles et les actes, comme les partenariats qu’il faut nouer avec des acteurs du monde énergétique tandis qu’on travaille à la transition écologique.
La Commission européenne a lancé un appel d’offre sur la manière de prendre en compte le climat dans la supervision bancaire de l’Union européenne, et cet appel d’offre a été remporté par BlackRock, un gestionnaire d’actifs très influent, tant au sein de grandes compagnies pétrolières – plus de 87 milliards d’euros de parts – que dans une douzaine de banques de dimension mondiale.
En termes de compétence, on y est peut-être ; en termes d’objectivité et de défense de l’intérêt général, pas du tout. « Autant, comme le dit Sylvie Guillaume, confier la bergerie au renard. »
BlackRock faisait déjà du travail d’influence auprès du gouvernement français au moment de la réforme des retraites. Il a dépensé un million et demi d’euros en lobbying rien qu’en 2018 auprès des institutions européennes !
Ces cinq dernières années, huit fois sur dix, BlackRock s’est opposé ou abstenu lors de décisions en faveur du climat dans les entreprises où il représente les actionnaires.
Si la Commission argumente qu’il s’agissait du meilleur dossier sur le plan technique et financier, il semble clair que lorsqu’il s’agit de la santé des gens et de l’avenir de la planète, ce sont l’intérêt général et l’éthique qui doivent motiver les décisions publiques.
En ouvrant la porte de la bergerie au renard, la Commission européenne offre à un puissant lobby un lieu d’influence idéal.
Réussir le Green Deal n’est pas possible avec BlackRock. La Commission a franchi une ligne rouge.
Les sociaux-démocrates européens, comme les socialistes français, refusent cette politique du « en même temps » qui privilégie les « gros », venus des lobbies pétroliers – donc pollueurs -, tout en promettant de quoi lutter contre le dérèglement climatique.
Ce choix affaiblit les capacités de la Commission à agir alors que l’urgence climatique demeure. Le Parlement européen et le Conseil doivent désavouer ce choix.

Christophe Clergeau
Chef d’entreprise, Pdt groupe socialiste, écologiste, radical, républicain @paysdelaloire #ps Membre Comité Européen des Régions

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