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De l’audace fiscale!

Dans une tribune du Financial Times, début décembre, assez peu commentée par les observateurs, Angela Merkel faisait part de sa vision de l’Europe pour les années à venir, en soulignant combien il était étrange que l’Europe assume la moitié des dépenses sociales du monde, alors que sa population ne représente que 7% du total. Partant de ce fait, la chancelière insistait sur la nécessité pour le Vieux Continent de se tourner  » dramatiquement  » vers l’avenir, en restaurant sa compétitivité, qui passera par la hausse des dépenses de recherche et d’éducation, en flexibilisant son marché du travail, et en baissant sa fiscalité.

Vaste programme, mais qui mérite débat. F.Hollande, dans cette année qui s’annonce rude, va devoir ouvrir quelques chantiers, quitte à déplaire à l’aile gauche du parti. Il n’est pas malsain de mettre sur la table quelques dossiers chauds, et d’y réfléchir ensemble: Quid du code du travail, qui se nourrit de 3000 articles supplémentaires – un vrai millefeuille – chaque année? Quid des allocations familiales accordées aussi aux plus aisées? Quid de la gratuité de l’enseignement supérieur pour tous, alors que les enfants des familles aisées en profitent le plus, tandis que pour les plus démunis, les bourses d’études sont quasi inexistantes? Amortisseur social, outil de stabilité politique, l’Etat providence doit être plus tourné vers ceux qui en ont le plus besoin. Tout le monde en est d’accord, mais mettre en place ce  » new deal  » demande du courage, et un franchissement des barrières intellectuelles.

Une piste pour une révolution fiscale juste, que la majorité des Français réclame, et qui permet de se sortir de cette bêtise des 75%, et autres hausses de l’ISF. Opposer les riches et les  » normaux « , c’est faire du sarkozysme à l’envers, et dans cette approche, il faudra aller vers une forte réduction des dépenses publiques, et mettre au pas les collectivités locales dans leur gestion. Crédibilité à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur, car l’Europe nous regarde, et attend de nous ce changement. Une fois ces mesures accomplies, nous pourrons alors vendre à l’Allemagne la mutualisation des dettes pour sauver notre village européen.

Amine Cassim

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