Soutenez le PS

Adhérez au PS

Propositions du PS sur le pouvoir d'achat

Petit retour sur un sujet d’actualité en 2007, non abordé ici à l’époque, et sur lequel le PS a eu une position claire face au « gouvernement Sarkozy »

«Augmenter les salaires, baisser les prix des produits alimentaires, diminuer le coût du logement, maîtriser le prix de l’énergie.» Les lignes directrices du projet du Parti socialiste en matière de pouvoir d’achat sont ambitieuses.

Le Bureau national du PS a adopté dix propositions, tentant ainsi de mettre sous pression la majorité sur un sujet que et que l’opinion juge prioritaire. Objectif affiché par le PS : aller plus loin que la loi Chatel adoptée par la droite fin 2007.

Onze mesures

Principales propositions du PS : le doublement de la prime pour l’emploi, l’encadrement des tarifs du gaz et de l’électricité, l’abrogation des marges arrière (remises des fournisseurs aux grandes surfaces pour la promotion de leurs produits dans les rayons) et l’instauration de «class actions» (recours de consommateurs devant la justice).

Notre parti réclame aussi «l’encadrement des loyers pour l’année 2008» qui seraient «indexés sur le coût de la vie», une diminution des taxes sur l’essence par le biais du rétablissement de la TIPP flottante, ou encore «la généralisation du chèque transport», décrié par François Fillon, pour aider à financer les déplacements des salariés.

Au chapitre des salaires, les socialistes préconisent «une conférence pour augmenter le smic et les rémunérations» et qui aurait pour objet de consentir des exonérations de charges sociales aux entreprises qui «augmentent effectivement les salaires», selon François Rebsamen. Un système de bonus-malus est également étudié pour inciter les entreprises à moins recourir au temps partiel et au travail précaire.

Taxe sur les profits pétroliers

Sont aussi prônés «un plan de rattrapage des traitements dans la Fonction publique» et «une revalorisation des petites retraites», alors que la loi sur la sécurité sociale, tout juste votée au Parlement, limite cette hausse à 1,1%. Pour faire baisser les prix alimentaires, le PS propose notamment une réduction d’un demi-point de la TVA (qui serait ramenée à 5%) sur les produits de première nécessité. Enfin, le PS avance l’abandon des franchises médicales et le maintien de l’exonération de la redevance audiovisuelle pour les plus de 65 ans comme pistes à suivre.

D’un coût de six milliards d’euros, ces mesures seraient financées pour moitié par «une taxation des super-profits pétroliers» et pour l’autre par «une taxation des stock-options», a précisé mardi François Rebsamen, numéro deux du PS.

Le PS en avait profité pour dénoncer le paquet fiscal. Michel Sapin, secrétaire national du PS à l’Economie, a affirmé que non seulement il n’avait «eu aucun effet sur le pouvoir d’achat», mais qu’en plus le gouvernement avait «pris des décisions qui diminuent le pouvoir d’achat» (franchises médicales, paiement de la redevance audiovisuelle par les personnes âgées, sauf les plus démunies). Les députés PS ont tenté de défendre ces mesures en soumettant à l’Assemblée une proposition de loi qui a été vertement rejeté par la droite.

Ce petit article fut l’occasion de rappeler, à l’aune de 2008, que l’opposition à Nicolas Sarkozy existe bel et bien et est incarné par le PS.

Tract pouvoir d’achat propositions du PS en 2007 (pdf)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.