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NON AUX CONTREPARTIES POUR LES AIDES SOCIALES

Vendredi 22 février, au beau milieu du « Grand Débat National », le Premier ministre a décidé d’ouvrir un débat sur les contreparties aux aides sociales. Après le « pognon de dingue » et ceux « qui déconnent », l’exécutif reprend une nouvelle fois à son compte une nouvelle vieille rengaine de la droite libérale.
Parce qu’ici de quoi parlons-nous ?

Parlons-nous des pensions de retraites et du remboursement des dépenses de santé, qui représentent 80% des prestations sociales et pour lesquelles nos concitoyens cotisent tout au long de leur vie ?
Parlons-nous des allocations pour les personnes en situation de handicap ? Quelle contrepartie imagine le gouvernement pour elles ?
Parlons-nous des aides aux chômeurs pour lesquels le gouvernement a déjà renforcé les contrôles ?
Parlons-nous des aides familiales, des aides au logement (que le gouvernement a déjà injustement rabotées).
Parlons-nous des aides contre la pauvreté comme le RSA ? La grande majorité des bénéficiaires aimeraient trouver une activité.

Pourquoi ne pas ouvrir le débat des contreparties dans d’autres domaines : le CICE, la niche Copé, la suppression de l’ISF, l’instauration de la flax tax ?
Le gouvernement s’en prend encore aux petits plutôt que de s’attaquer à la fraude fiscale des plus riches qui coute 60 à 80 milliards d’euros à la collectivité.
C’est au nom de la dignité humaine que notre modèle social a été construit. Aucune société ne devrait s’exonérer du fait qu’elle abrite en son sein des « exclus ». À ces personnes, on ne peut opposer des « contreparties » à des aides leur permettant simplement de survivre.

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