Soutenez le PS

Adhérez au PS

Et le reste du monde?

Pendant que la zone euro n’en finit pas avec sa crise d’adolescence, on peut se demander comment va le reste du monde? Il va pas trop mal! Quelques chiffres, tout d’abord: en moyenne la croissance des pays en développement ( Chine, Inde, Indonésie…) tourne autour de 6% par an, alors que celle des pays développés atteint 2,5% en moyenne, avec un bémol concernant celle des pays de la zone euro qui est proche de zéro. Il est à noter que 2012 sera une date clé, car pour la première fois, la production des pays développés fut moindre que celle des pays en développement.

L’Europe n’en a pas conscience – la France encore moins – et nous surfons sur des idées toutes faites, mais inexactes. Considérer, par exemple, que limiter nos importations – ou mettre des barrières douanières – permettrait de sauver l’emploi est archi-faux, car nous ne sommes plus dans le schéma des années 70. La globalisation a tout changé, et il faut savoir que dans ce nouveau monde, 40% de ce qu’on exporte en moyenne mondiale vient de nos importations! Et dans 20 ans, ce chiffre atteindra les 60%. Donc, quelque part, limiter nos importations, c’est aussi limiter nos exportations. Les chaines de production sont globales ( un morceau est produit ici, l’autre là bas etc…) et il faut sans cesse s’adapter.

Quand à Arnaud Montebourg, qui considère que lorsque notre pays a des problèmes, c’est le monde qu’il faut changer, il est temps de lui dire que  » son GPS est détraqué  » comme l’a affirmé, à juste titre, Pascal Lamy, directeur de l’OMC. Ce n’est plus possible de trouver constamment des boucs émissaires à l’extérieur – le dernier en date est la BCE, après les Chinois, les Coréens, et le niveau de la monnaie unique! – alors que notre pays ne fait pas les réformes de l’Etat nécessaires pour sa bonne marche! Même si  » le Français préfère un mensonge bien dit à une vérité mal formulée  » ( Cioran ) , il faut urgemment donner une perspective, un cap, une vision, pour que nos compatriotes comprennent le sens de ces sacrifices.

Le reste du monde, sorti du marasme grâce à la globalisation – demandez donc aux milliards d’Indiens, Chinois etc… – regarde le vieux continent, hilare, et croit rêver de voir l’Europe ( en dehors des pays nordiques ), être toujours victime des autres! Il n y a pas de fatalité au déclin, il suffit juste d’expliquer une politique – et non pas l’asséner comme une vérité – et de regarder les choses à 10 ans. A quand une conference de presse de Francois Hollande, pour définir un nouveau cap….et accessoirement changer de ministre de redressement productif?

Amine Cassim

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.