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Forza Italia!

 » Allez l’Italie, et ne décevez pas l’Europe, car il s’agit de bien voter « ! Tel pourrait être le message de tous les européens convaincus face à ces elections italiennes de dimanche et lundi prochain. L’enjeu est énorme, car bien évidemment, les marchés, et la Troika, guettent, et en cas de faux pas, les taux d’intérêt italiens pourraient remonter très vite, et mettre à mal toutes les réformes engagées par Mario Monti…et secouer à nouveau le Vieux continent.
La gauche, emmenée par Per Luigi Bersani – le favori -, a axé sa campagne sur  » la crédibilité et la rigueur « , tout en voulant mettre de l’équité dans les réformes, et promouvoir  » l’emploi et la moralité « . On ne peut pas dire que les Italiens l’aient beaucoup vu faire campagne, tant les enjeux ont déjà été  » pricés  » par les observateurs. C’est en réalité lundi soir que se jouera le sort de l’Italie, pour savoir comment Bersani va faire le grand écart avec un électorat qui n’a pas les mêmes aspirations, à savoir des catholiques conservateurs, et la gauche de la gauche qui espère un changement, sans parler d’éventuelles autres alliances.
Et puis, il y a l’immanquable Silvio Berlusconi. qui grimpe dans les sondages, avec une campagne contre l’euro et l’Allemagne…sans oublier Mussolini, dont il dit qu’il a fait des bonnes choses pour le pays. Crédité d’à peine 10% des voix à la fin de l’année 2012, il a effectué une belle remontée, avec selon les sondages, autour de 30% des intentions de vote. Tout en occupant systématiquement le terrain médiatique, qui permet de mobiliser un électorat à droite, qui n’a dautre choix que le Cavaliere.
Beppe Grillo, avec son mouvement  » Cinq Etoiles « , pourrait jouer les trouble-fêtes, avec ses 18% d’intentions de vote. Le  » tous pourris  » , ainsi que le populisme, sont des valeurs montantes en Italie – comme partout en Europe – sans compter qu’il mène aussi campagne contre les technocrates de Bruxelles, accusés d’avoir mis le pays à genoux. Quand à Mario Monti, sa campagne n’a pas pris. En dernière position dans les sondages, il souhaite passer au plus vite à autre chose, n’étant pas un  » politicard « , comme dirait Beppe Grillo!
Au pays des tifosis, et du  » SuperEnalotto « , on peut aussi prendre les paris, alors que 30% des Italiens se disent encore indécis. Ceci étant, il n’est pas risqué de penser que la gauche aura une très légère avance au Parlement, et que la droite gardera le Sénat. Le tout, avec sans doute, une surprise des partis  » alternatifs « , et une défaite de Mario Monti. Ce qui veut dire que l’Italie sera ingouvernable, et que les Italiens seront appelés à voter une nouvelle fois en juillet.
À moins que S.Berlusconi ne rafle la mise au dernier moment! Dans ce cas, çà serait toute l’Europe qui aurait la gueule de bois mardi matin!
Amine Cassim

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