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Un pas devant l’autre.

La Tunisie s’enflamme, après l’assassinat de Chokri Belaid, grande figure de l’opposition de gauche. Toute la communauté internationale s’en est offusquée, ainsi que le premier ministre, Hamadi Jebali, qualifiant cet acte  » d’assassinat politique.  » La première conséquence est la dissolution de son gouvernement. Le pays maintient sa trajectoire démocratique, malgré tout, et les pessimistes sont démentis par cette nouvelle manière de faire, d’autant plus que H. Jebali voulait déjà remanier son gouvernement au mois de juin, afin d’associer l’opposition aux affaires, tout en favorisant les partis laics.
L’assassinat de C.Belaid va accélérer la transition démocratique, et nul doute que les manifestations contre Ennahda, parti islamiste, sont la preuve que quelque chose d’irréversible est en cours en Tunisie, et ce premier ministre, tant critiqué pour sa  » tolérance  » envers les partis religieux, se révèle au final être un homme d’Etat, et c’est tant mieux.

Et puis, de l’autre côté, en Syrie, ce sont des cris dans le vide. Les Syriens ont beau crier, personne ne les entend. Nous occidentaux, restons là, les bras croisés, devant le massacre de centaines de personnes tous les jours, alors ces populations furent dans le passé, d’une tradition pacifique, faisant cohabiter les différentes composantes sociales, ethniques et religieuses dans le pays.

Il y a dans cette zone d’influences européenne, américaine et russe, un très mauvais cocktail, qui se met en place, avec l’Iran qui est menacé par la possibilité de bombardement de la part d’Israel, ce dernier ayant en revanche bombardé la semaine passée un coin de Syrie, dont on ne sait rien, vu qu’aucune information ne circule, tandis que le Liban se trouve au milieu, prêt à relancer une guerre civile entre différentes factions.

Barak Obama, en fin de semaine, a refusé d’armer l’opposition syrienne, contre l’avis de la CIA, de peur que les armes livrées ne tombent dans des mains ennemies – un syndrome afghan -, mais il faut savoir que nous paierons un jour ce dédain que nous avons pour les Syriens, et qu’au final, pour avoir été lâches, et éviter la guerre,  » nous aurons malgré tout la guerre, mais aussi le déshonneur!  »

Amine Cassim

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