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Bachar, dégage!

Il ne se passe pas de mois sans que des diplomates, des observateurs de la scène internationale, ne nous disent que la chute du régime syrien n’est qu’une question de semaines! Et pourtant il ne se passe rien, les morts continuent d’être enterrés à la hâte, de peur des snipers. On a failli y croire à la fin du mois de décembre, quand Anders F. Rasmussen, secrétaire général de l’Otan, avait affirmé que  » le régime syrien est en train de s’écrouler « , analyse sitôt confirmée par le vice ministre des affaires étrangères russes, Mikhail Bogdanov, avec le cynisme habituel des Russes, « qu’on ne pouvait plus malheureusement exclure la victoire de l’opposition syrienne…Damas perdant de plus en plus de terrain « .

Depuis le début de l’année, plus rien, plus de nouvelles, à part le fait qu’Asma el Assad, va avoir un 4ème enfant. Pied de nez aux 70.000 morts ( depuis mars 2011 ), exercice de communication pour montrer la confiance du pouvoir en place dans l’avenir du pays. Pour l’heure, les regards sont tournés vers le Mali, mais on peut se féliciter que les dirigeants russes aient changé d’attitude sur ce dossier, en se rapprochant des diplomaties occidentales. Quelques conditions sont posées, à savoir une non intervention militaire en Syrie, ce qui est acquis, et qu’il y’ait négociation entre le pouvoir en place et les insurgés, de manière à ce qu’on évite le scénario libyen, avec le lynchage et l’exécution de M.Kadhafi.

Il ne faut pas que le régime de Bachar el Assad survive, s’en sorte, par lassitude ou lâcheté des puissances occidentales. La pression doit être maintenue, les livraisons d’armes doivent continuer, les formations militaires des insurgés améliorées, car comme le disent Jean Pierre Filiu, spécialiste du Moyen-Orient contemporain, et Marc Trévidic, juge anti-terroriste,  » si jamais Bachar rétablissait sa position au sein de la Syrie, alors nous aurions des bombes syriennes dans Paris « . Ce type de régime nourrit des vendettas, et  » il se vengera contre les pays qui se sont rangés derrière l’opposition syrienne, qui a un ambassadeur à Paris.  »

Espérons que la chute du régime ne soit qu’une question de semaines, car la plus grande crainte que nous devons avoir, est que plus le pouvoir en place tient, plus on a le risque que les éléments djihadistes prennent le pas sur le camp laic.

Amine Cassim

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