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Le voyage d’Obama.

L’investiture d’Obama a eu lieu lundi dernier, dans un silence médiatique assez étonnant de ce côté-ci de l’Atlantique. Serions nous déjà blasés de voir un président noir à la tête des Etats-Unis?

On aurait tort, alors qu’après  » l’open change  » de 2008, Barack Obama replace sa présidence dans l’avenir, en amenant l’Amérique à changer, et à se tranformer. Travailleur social à Chicago il y’a à peine 15 ans, il a toujours voulu montrer à quoi il croyait, il a vu à Chicago, un maire noir, pendant plus de 20 ans, Richard Dailey, s’activer pour les dissidents, les minorités, et une nouvelle manière de voir les électeurs en les catégorisant en coalitions ( juifs, noirs, hispaniques…).

Barack Obama, c’est aussi un intellectuel, qui brasse ce que l’Amérique a de meilleur – un réalisme et une vision de l’avenir – et très souvent, il se trouve plus en avance que son opinion. Trois défis s’ouvrent à lui pour cette législature: la première, entamée en 2009, concerne la grande réforme de la santé, qui d’ici 2017, va permettre à 30 millions d’Américains d’être assurés. L’autre réforme concerne celle de l’immigration, où 12 millions d’illégaux vont voir leur situation se régulariser avec une carte verte ou la naturalisation americaine. Enfin, le 3ème acte de sa présidence devra concerner la régulation des armes.

Sur le plan économique, c’est bien sûr la falaise fiscale et budgétaire qui vont donner le là, et cela ne sera pas une mince affaire, tant les républicains bloquent systématiquement toute intiative. Plus généralement, Barack Obama, tient à entrer dans l’Histoire, et à transformer le pays, après l’ère Roosevelt et Reagan. Le mot  » égalité  » fait partie de son vocabulaire, et c’est une constante de l’utiliser dans la plupart de ses discours.

Sans doute étions nous trop accaparés par la célébration de l’anniversaire du Traité de l’Elysée, une ode au passé, alors que 24h plus tôt, Obama, face au Capitole, la main sur les bibles d’Abraham Lincoln et de M.Luther King, prêtait serment? Le  » We people  » fut sur toutes les lèvres, et je vous laisse cet extrait à méditer:

 » Une décennie de guerre se termine, la relance économique a commencé, les possibilités de l’Amérique sont sans limites, car nous possédons toutes les ressources que ce monde sans barrières demande: jeunesse et action, diversité et ouverture. Une aptitude infinie à prendre des risques, et un don pour se réinventer. Mers chers américains, nous sommes faits pour ce moment, et nous allons le saisir, à condition que nous le saississsions ensemble.  »

Un beau voyage en perspective, dont l’Europe, malheureusement, est absente!

Amine Cassim

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