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Journal de crise.

Excellent livre de François Baroin,  » journal de crise « , ou l’ancien ministre des finances de N.Sarkozy, raconte son expérience de ministre, à l’épreuve du feu qui couvait dans la zone euro. Intéressante description des couloirs de Bruxelles, où les négociations, qui ont lieu jusque tard dans la nuit, accouchent parfois de décisions qui ont sauvé l’Europe.

François Baroin, nous décrit aussi les passes d’armes entre l’ancien président, et Barak Obama, avec toujours une pointe d’ironie. Sans compter l’hilarante scène, où lors du G20 de Cannes, en novembre 2011, Angela Merkel, B.Obama, N.Sarkozy, A.Juppe, W.Schauble, et l’auteur lui même, voient arriver un Berlusconi maquillé, lifté, alors que son ministre Trémonti est blafard. Les deux Italiens vont subir la pression des autres dirigeants, pour que le président du conseil songe à demissionner , alors que l’Italie prend eaux de toutes parts, avec des taux 10 ans qui s’envolent face à l’instabilité du pays et les frasques de son gouvernement, et qui aurait pu emporter les autres pays européens!

Moins drôle, le grec Papandréou, face aux six mêmes personnages, qui a eu la mauvaise idée de vouloir faire un referendum sur le plan de sauvetage. La menace sera clair : S’il y’a référendum. il n’y aura pas de plan de sauvetage ! On connait la suite, et le mérite de ce livre est de montrer les coulisses de ces gouvernants, qui ont un côté  » tontons flingueurs « .

F.Baroin raconte aussi ses entrevues avec Wolfgang Schauble, un homme qu’il estime, avec son franc-parler. Le ministre des Finances allemand insiste toujours sur les enjeux liés au désendettement et à la rigueur budgétaire, et il raconte une anecdote personnelle, que le ministre décrit :  » Enfant, il a vu sa mère se garer sur une place de parking, sans avoir sur elle la monnaie nécessaire pour alimenter le parcmètre. Tenaillée par la culpabilité, elle a de nouveau traversé la ville le lendemain pour glisser dans l’appareil les quelques pièces dont elle aurait dû s’acquitter la veille.  » A ce niveau, il ne s’agit plus de finances, mais de convoquer très vite le bon docteur Freud!

Et puis il y’a ce fameux  » Black Swan  » , qui est un événement grave que personne ne peut prévoir. Dans  » journal de crise « , c’est le nom que le ministre a choisi de donner pour faire une hypothèse de travail sur le défaut de la Grèce, et donc sur sa sortie de la zone euro. Bien entendu, c’est une réunion secrète, avec des gens de confiance, car la moindre allusion à cette réunion aurait eu des conséquences irrémédiables sur les marchés. Pour la suite, mieux vaut lire le livre.

Amine Cassim

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