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Ayrault dans le Merkoland.

Jean-Marc Ayrault viendra passer deux jours à Berlin dans un contexte de crise européenne – rien de neuf donc! – mais aussi dans un moment ou les rumeurs vont bon train sur quelques malentendus de part et d’autre du Rhin! Tiens donc, le couple franco-allemand aurait il du plomb dans l’aile?

Selon le journal allemand Die Zeit, le ministre des finances Wolfgang Schauble, a demandé à cinq experts de travailler sur  » un concept de réformes  » pour booster la croissance de la France. Des deux côtés, on essaie d’être poli, d’arrondir les angles, mais il semblerait cette fois qu’on aille vers quelques tensions. Certes, le diagnostic allemand n’est pas faux – plusieurs billets s’en sont fait l’écho depuis 15 mois – mais autant mettre les pieds dans le plat, le problème de l’Europe n’est ni la Grèce, ni l’Espagne, ni l’Italie, ni le Portugal, ni la France, mais bien l’Allemagne.

Comme l’a dit Francois Hollande, le rapport Gallois sera appliqué dans ses grandes largeurs, mais il faudrait avoir aussi le courage d’affronter Mme Merkel, tentée à nouveau par l’hégémonie sur le vieux continent. Les réponses portugaises et grecques de la rue furent cinglantes ces derniers jours, et on ne peut plus faire semblant de faire comme si de rien n’était. Revenons donc à la fin de l’hiver 2011, lorsqu’Elisa Ferreira, eurodéputée socialiste, accusait l’exécutif européen de  » cibler les pays avec des déficits tout en ignorant la plus grande cause de ce déséquilibre, l’économie allemande.  »

Cette gouvernance punitive n’est plus acceptable, d’autant plus que l’exemple portugais nous montre tous les jours à quel point cette  » culture de la stabilité  » imposée par l’Allemagne ne marche pas! À Jean-Marc Ayrault de montrer la voie, ici à Berlin, car, comme l’a dit le président de la République dans sa première conférence de presse du quinquennat,  » nous sommes la France, un pays majeur en Europe… » Les pays du sud, étranglés par l’austérité comptent sur nous, pour changer ce paradigme du  » mourir, guéri.  »

Amine Cassim

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