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Ach… die spinnen!

Cela pourrait être un titre de la presse allemande, si prompte à donner des leçons aux gouvernements des pays du sud de l’Europe, quand il s’agit de gouvernance économique. Pourtant il semblerait qu’on s’oriente à nouveau vers des tumultes, qui vont mettre en rage les Allemands. Les taux à 10 ans des emprunts espagnols et italiens se tendent à nouveau ( entre 5,2% et 5,8% ) et pour couronner le tout, l’Italie pourrait faire face à une nouvelle instabilité politique. En effet, le gouvernement technique de Mario Monti est menacé par la motion de défiance que va soumettre le Cavaliere, Silvio Berlusconi, qui malgré ses déboires judiciaires et électoraux, continue de faire la pluie et le beau temps au parlement.

Si cela se produit, le président de la République, Giorgio Napolitano, devra appeler à de nouvelles élections et donc la politique des réformes va se ralentir. La stabilisation de l’économie italienne est en bonne voie – la production industrielle a augmenté de 1,7% pour le mois d’août – et d’après Reuters, le PIB italien devrait moins baisser au 3ème trimestre qu’au second.

En Espagne, le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, comme son homologue italien, a réaffirmé lundi qu’une demande d’aide européenne n’était pas  » indispensable  » . On voit bien là, qu’à juste titre, ces 2 pays ne veulent en aucun cas que la Troika ( Bruxelles, BCE et FMI ) ne s’immisce dans leurs affaires internes, avec au bout du bout, la mise en place d’une gouvernance punitive!

Enfin il reste la Grèce, qui doit faire face à une nouvelle restructuration de sa dette alors qu’elle représente déjà 160% du PIB. Le nouveau train de réformes est inacceptable pour les Grecs et on commence à assister à une défection de certains membres du gouvernement. La démonétisation de l’économie grecque est en train de se produire avec de plus en plus de trocs et quelques systèmes de paiement alternatif ici et là. La Grèce passera l’année mais il y’a beaucoup d’incertitudes pour 2013.

Formons le voeu pour 2013 que l’Europe reconnaisse enfin le défaut de conception de la constitution de la zone euro, car la crise – où la grande faucheuse – endormie par les effets d’annonce de la BCE durant l’été, est en train de nous rattraper.

Amine Cassim

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