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La table des autres.

Après avoir calmé les marchés durant tout l’été, il semblerait que la BCE doive à nouveau faire face à des vents contraires. La semaine passée, il était acquis que la Grèce ne remplirait pas ses objectifs avant 2018. Ce qui va nécessiter une nouvelle aide financière. Dans le même temps, le Portugal, qui a appliqué à la lettre les recommandations de la Troika ( BCE, UE et FMI ) a annoncé qu’elle n’était plus capable de tenir ses engagements, alors que l’Irlande demandait un report des siens. Ainsi tous les pays qui sont sous tutelle de l’Union Européenne et de la BCE ne sont plus capables de tenir leurs finances. On va donc sans doute vers l’accord de délais supplémentaires.

Mais qui va payer?

L’exemple portugais, qui le week-end dernier a renoncé à deux mesures d’austérité sur les salaires et les pensions, montre à quel point, dans le contexte actuel, vertu budgétaire rime avec déboires économiques. La Grèce aussi a besoin de 31 milliards supplémentaires, et la Troika a demandé quelques semaines avant de valider ce nouveau prêt. En attendant, les populations se rendent bien compte qu’un saut fédéral veut dire plus de contributions, et les manifestants de plus en plus nombreux, n’en peuvent plus de l’austérité.

Mais qui va payer?

Quand à l’Union bancaire, la France, l’Allemagne et l’Espagne la demandent alors que tous les autres pays la refusent. Si Francois Hollande la veut pour la mi décembre, Wolgang Schauble a répété qu  » il ne sera pas possible d’avoir une surpervision bancaire en place dès le 1er janvier car la proposition doit être approuvée à l’unanimité des 27. Et croyez moi çà ne sera pas facile « . Au final, elle ne sera qu’à minima et ne supervisera qu’une partie des banques!

Il n’y’a donc pas d’issue dans la stratégie actuelle, où la récession est inscrite dans le traité budgétaire européen. Et l’Allemagne de Mme Merkel, silencieuse, pour l’instant en attendant les élections américaines – Obama a besoin d’une Europe stable pour gagner – sera en campagne électorale en 2013, et nul doute qu’elle défendra le contribuable allemand, à juste titre d’ailleurs, de leur point de vue. A l’heure où nos représentants vont voter  » oui  » au TSCG, il serait bon qu’ils meditent les exemples portugais, grecs, espagnols ou irlandais. Çà ne marche pas!

Amine Cassim

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