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Dire non à l’Allemagne!

Le TSCG ( Traité sur la stabilisation, la coordination et la gouvernance ) sera présenté le 2 octobre prochain à l’Assemblée Nationale, et le 9 octobre au Sénat. Même s’il est certain qu’une majorité de parlementaires votera oui à ce traité, on nous rejoue la même partition qui avait prévalu pour le Traité de Maastricht, c’est à dire qu’une victoire du  » non  » porterait les germes d’une crise politique majeure en Europe. Parce que pour le moment l’Europe n’est pas en crise?

Le traité budgétaire européen comprend 2 traités: Le Fonds de solidarité prévoit qu’on va l’abonder à 700 milliards pour la zone euro ( la quote-part de la France est de 142 milliards, alors qu’Angela Merkel a obtenu de Karlsruhe 90 milliards ) et le déficit structurel doit être inférieur à 0,5% du PIB ( en 2010, la France avait un déficit structurel de 5,2%! ). Les partisans du  » oui  » nous disent que c’est un passage obligé pour se sortir de cette crise avec de nouvelles règles de fonctionnement communes.

Ce traité, est d’abord un déni de démocratie caractérisé. On ne consulte pas le peuple pour éviter le désastre de 2005, lorsque le  » non  » l’avait emporté ( 55% ) au référendum pour la constitution européenne, alors que les parlementaires y étaient favorables à 72%! Nos élus font comme si la souveraineté, qui est un fondement de la République et de la démocratie, n’était pas inscrite dans la Constitution. Voter en faveur de ce traité, çà revient à dire oui à l Allemagne, c’est à dire oui à la sanctuarisation des mesures d’austérité!

Il faut savoir qu’avec le Traité de Lisbonne, nous avions déjà perdu notre souveraineté d’Etat ( battre monnaie, faire les lois..) et il ne restait plus que la souveraineté budgétaire et financière, qui, avec ce nouveau traité, disparaitront aussi: cela veut dire qu’il ne restera plus que la Commission Européenne et la Cour de Justice pour faire fonctionner ce traité. Inacceptable! Nos élus ont depuis trop longtemps pris la mauvaise habitude de voter contre ceux qui les ont élu, d’autant plus qu’ils n’ont rien compris à la crise de l’euro. En effet, il ne s’agit pas d’une crise de la dette, mais d’une CRISE DE COMPÉTITIVITÉ!

Dire  » non « , comme l’a fait samedi le Conseil Fédéral d’Europe Ecologie-les Verts, c’est en réalité une ré-activation du projet européen avec d’autres schémas, et nos amis du Sud nous regardent et comptent sur la France. Nous devons réaffirmer que les logiques d’austérité sont un très mauvais signal pour l’avenir. Sachons prendre nos responsabilités devant le désastre à venir, alors que les partis d’extrême droite se frottent déjà les mains, à l’idée que le  » oui  » l’emporterait. Faisons confiance au peuple et passons par le RÉFÉRENDUM, ne faisons pas comme si le peuple n’était pas  » compétent  » pour juger de la situation, car la crise, il la vive au quotidien et non pas à travers l’écran du 20h télévisé!

Amine Cassim

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