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Le changement c’est pour quand?

La rentrée s’annonce diffcile, et les français commencent à montrer un certain agacement. Les urgences sont renvoyées en commission et on ne connait toujours pas le modèle économique du gouvernement. Le problème de Francois Hollande est qu’il a gagné les élections présidentielles en gauchissant son discours, notamment au Bourget: doublement du livret A, blocage du prix de l’essence, et une grande réforme fiscale. Sur tous ces thèmes, il a divisé par 2 ses solutions. Petite hausse du Smic, le doublement du livret A est étalé, et les prix de l’essence vont baisser de 6 centimes, dont 2 à la charge de l’Etat, et rien sur la réforme fiscale qui devait être la clé de voûte du quinquennat! Une extrême prudence qui conduit à des demi mesures alors que la crise fait rage et que nos compatriotes réclament une vision, une perspective.

Sur les fameux cent premiers jours, le gouvernement a annulé la TVA sociale, car elle allait peser sur la consommation, a supprimé les réductions d’impôts et de charges sur les heures supplémentaires, au motif que cela ne creait pas d’emplois, a voté une très forte augmentation de l’ISF ( contribution patriotique ), et un retour partiel à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt. En attendant, les marges des entreprises françaises se sont détériorées considérablement, tandis que le pays a subi une vague de désindustrialisation sans précédent sur les 10 dernières années et que le déficit commercial atteint 70 milliards d’euros par an, et notre pays emprunte ce montant pour payer des importations afin de maintenir notre niveau de consommation.

A cela, Jean-Marc Ayrault oppose le concept de  » gauche durable  » et il est vrai qu’on ne peut régler tous les problèmes de notre pays en l’espace de 3 mois! Ceci étant, nous savons tous, les maux de notre pays, mais ce qui manque aux citoyens, ce sont des repères, ce que Pierre Rosenvallon appelle  » des perspectives qui construisent un modèle « . Il appelle de ses voeux la construction  » deux grands axes structurants de la politique  » avec au premier chef,  » une économie de l’innovation, post productiviste, et post financière « . Et à côté de la dimension économique, il faut  » une dimension sociétale ( respect des personnes, une attention aux différences… ) « . Par ailleurs, il s’inquiète du fait que le personnel politique, surtout à gauche, se soit professionnalisé. Pour lui,  » les nouveaux députés viennent majoritairement du milieu associatif, syndical, ou étaient des attachés parlementaires  » et il pose la question de savoir comment une force politique peut avoir un lien avec la société si elle  » est tellement déconnectée de celle ci « ?

Faute de vision, de repère, nos concitoyens s’impatientent pour les cent jours car ils ne voient pas clair pour les 5 ans à venir!

Amine Cassim

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