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Les perles de Mr Juncker.

Jean Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg, et actuel président de l’Eurogroupe, n’en finit pas de faire la joie des caricaturistes, tant ses prises de positions laissent dubitatifs les observateurs de la crise de la zone euro. Au mois de mai 2011, il déclarait, après une des nombreuses réunions de la dernière chance sur l’avenir de la Grèce:  » Nous n’avons pas discuté de la sortie de la Grèce de la zone Euro (..), et nous avons exclu l’option de la restructuration qui est beaucoup discutée dans certains secteurs des marchés financiers « .

Quelques semaines plus tard, toujours au mois de mai, au magazine suisse L’hebdo, il affirmait :  » La Grèce n est pas en faillite. Les experts du FMI et de la BCE nous le confirment… ». Quelques jours plus tard, à la suite d’un entretien avec Nicolas Sarkozy :  » La restructuration totale de la dette grecque n’est pas une option, elle n’est envisagée par personne « .

13 mois, et 300 milliards d’aides plus tard, dans un entretien du 7 aout 2012,  » une sortie de la Grèce serait gérable mais cela ne veut pas dire qu’elle est souhaitable.. ». Etonnant Mr Juncker, à ce niveau de responsabilités!! En attendant, la question grecque n’est plus tabou alors que certains ministres allemands ( Wolfgang Shauble, Philip Roesler.. ) estiment qu’une sortie de la Grèce de la zone euro  » avait perdu de toute son horreur « .

C’est absurde d’entendre certains décideurs politiques raconter n’importe quoi, juste pour rassurer les marchés, alors qu’ils ont été élus pour protéger les citoyens! Retarder l’éclatement de la zone euro, ne fait qu’aggraver la crise au final, et même si la BCE choisit de financer les Etats périphériques, Nouriel Roubini, économiste qui avait prédit la crise de 2008, estime que cela entrainera  » une destruction des bilans des banques centrales..Pire encore, des pertes massives dues à la matérialisation d’un risque de crédits mettrait en danger la viabilité des dettes des économies des pays du noyau ( France et Allemagne ), ce qui pourrait remettre en question la survie même de l’Union européenne « . Il suggère donc un  » divorce forcé dès aujourd’hui, qui est préférable à une rupture difficile de dernière minute. « !

Amine Cassim

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