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Homs, Houla, Haffé…

Il faudra combien d’enfants aux crânes fracassés en Syrie pour faire bouger la communauté internationale?

Combien de morts encore ( 15000 déjà en l’espace de dix huit mois! ) à Homs ou à Houla et plus récemment à Haffé, avant que les avions de l’Otan ne décollent pour sauver le peuple syrien?

Vladimir Poutine a opposé une fin de non recevoir pour une intervention en Syrie face à Francois Hollande la semaine passée, lors de sa visite éclair à Paris. Il faut dire qu’il avait fait une halte a Berlin avant, et Mme Merkel a salué son  » attitude contructive  » sur les dossiers du monde! Quand on sait ce que la Russie a fait, et continue de faire en Tchétchénie, on peut s’interroger sur l’attitude de la chancelière, qui est une habituée du  » nein  » quelque soit le dossier sur lequel elle travaille. V.Poutine est en réalité dubitatif face au printemps arabe, persuadé que c’est la CIA qui a organisé ces révolutions comme il est persuadé que les services américains ont organisé les manifestations de l’hiver dernier à Moscou. Ainsi en défendant Bachar El Assad, il se défend lui même, car il craint par dessus tout un réveil de l’islamisme, sous couvert de démocratie, qui pourrait se répandre aussi dans le Caucase. En attendant, la Russie peine à trouver sa place dans le monde, et c’est tout le problème et l’enjeu des années à venir.

François Hollande n’a pas exclu une intervention en Syrie, mais avec le mandat de l’Onu. Plus généralement il faudrait au plus vite convoquer un G8. L’ancien président a été courageux sur le dossier libyen, et au nouveau locataire de l’Elysée de ne pas toujours prendre le contre pied de son prédécesseur. Il est urgent d’agir, et même Hilary Clinton s’est dite favorable à une intervention, par la voix de Susan Rice, représentante permanente des Etats-Unis au conseil de sécurité, et ce même sans les chinois et les russes. La Turquie et la Ligue arabe y sont aussi favorables. Il se pourrait que Bachar El Assad recule, ou s’en aille, face à la menace d’une intervention militaire. Rien ne justifie donc ce  » principe de précaution « , tellement pratique, et largement utilisé par les diplomaties, d’autant plus que Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avait dit sur le dossier libyen à l’été 2011, lorsqu’ il était dans l’opposition, que  » nous sommes entrés dans un nouvel âge, où la souveraineté des Etats doit composer avec l’internationalisation des droits « .

Dont acte!

Amine Cassim

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