Soutenez le PS

Adhérez au PS

Angela, Francois, Mario et les autres…..

La sortie de la Grèce de la zone Euro est de plus en plus probable, l’Espagne s’engouffre dans une récession sans fond, les plus riches sortent leur épargne du pays, et jusqu’à maintenant, seuls les politiques ont fait des communiqués…qui ne servent à rien!

Pourtant, les milieux financiers et économiques aimeraient entendre un peu plus souvent la voix de la BCE, celle de Mario Draghi. C’est chose faîte depuis jeudi dernier où le patron de la banque centrale s’est exprimé devant le Parlement européen. Et son diagnostic fut sans appel!  » La BCE peut-elle combler le vide dû au manque d’action des gouvernements nationaux sur la croissance? La réponse est non », a t-il lancé, invitant les capitales à se doter d’outils permettant une coopération monétaire et budgétaire. Ce qui veut dire que les Etats renoncent à une partie de leur souveraineté.

Je voudrais faire une incise sur le terme  » souveraineté  » tellement galvaudé. La souveraineté est absolue. Elle est ou elle ne l’est pas. Il ne peut pas y avoir de cession absolue de la souveraineté, il ne peut y avoir de délégation temporaire! Qui dit délégation temporaire dit qu’on peut la reprendre. Or le problème de l’Europe, c’est de savoir à quelle condition décidons nous de déléguer temporairement notre souveraineté, et si ces conditions ne sont pas remplies, alors à quel moment pouvons nous y mettre fin ?

Il sera donc difficile aux pays de perdre leur souveraineté – voire inacceptable – et le dernier avatar, imaginé par Mario Monti, président du conseil italien, est le concept d’union bancaire. Il s agit de créer un pot commun pour toutes les banques européennes, afin de faire jouer la solidarité entre elles. Cette idée a reçu le soutien d’Angela Merkel, qui a affirmé qu’il  » constitue le premier pas sur le chemin de l’intégration… ».

Le sommet du 28 et 29 juin sera cruciale pour les pays de la zone Euro, et il est plus que temps de montrer un peu de solidarité car les marchés, c’est à dire les prêteurs, s’impatientent! Les indices ont plongé cette semaine, ce qui crée une incertitude économique, et les valeurs allemandes ont bu la tasse plus que les autres. Un signe que les mauvaises nouvelles vont s’accélérer!

Amine Cassim

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.