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Qui veut de la danette?

 » Que ceux qui veulent de la danette se lèvent! On est tous tous pour danette…danette..danette… « . Cette publicité des années 80 aurait pu être visionnée lors du sommet du G8, à Washington et à Camp David, sauf qu’on aurait remplacé le mot  » danette  » par celui de  » croissance « .

Franchement qui pourrait être contre la croissance? Elle fut au menu de tous les repas, et ce pendant trois jours, et même Angela Merkel, qui riait jaune devant un Obama hilare, y est favorable. Maintenant tout dépend ce qu’on entend par le mot croissance. Barak Obama plaide pour celle ci, car il sait que si la zone euro venait à imploser, derrière ce sont les intérêts directs des Etats-Unis qui seraient menacés, et qu’une fois l’Europe disloquée, les marchés – c’est à dire les prêteurs – s’attaqueraient à la dette de l’Oncle Sam (15.000 milliards de dollars). Il est en campagne pour sa réélection et évidemment il tient à ce que les difficultés de l’Europe restent sous contrôle.

François Hollande, notre Pompidou de gauche, a fait sa campagne sur ce thème, couplée à une discipline budgétaire à terme, c’est à dire que son gouvernement entend relancer l’économie en misant sur l’investissement dans les infrastructures, les énergies renouvelables etc… Une relance classique, type keynésienne, et qui ne ferait pas rougir les héritiers de Georges Pompidou, qui en son temps, fut le bâtisseur de l’industrie française.

Angela Merkel, avec Mario Draghi de la BCE, entend le mot croissance comme quelque chose à venir, à savoir d’abord réformer en profondeur les économies des pays du Sud – et j’inclue la nôtre – avec plus de dérégulations, pas de salaires minimum, une augmentation de la durée de travail hebdomadaire etc… Et une fois les comptes nettoyés et les économies saines, les pays pourraient penser consommation et dépenses! Un schéma monétariste classique qui a vu ses effets positifs en Allemagne dans les comptes, mais pas dans la vie réelle des gens.

On voit bien que le mot  » croissance  » est utilisé à toutes les sauces, sans doute à cause des élections législatives grecques et françaises, et que pour l’heure, de  » G vain  » en G8, et de diner à Bruxelles en réunions pléniaires, on joue avec les mots, on s’embrasse avec quelques arrières pensées, et on sent bien que c’est un tour de chauffe. On rentrera dans le dur dès la fin du mois de juin, et l’été s’annonce d’ores et déjà très chaud à tous égards.

Amine Cassim

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