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Penser le présent.

L’Europe ne fait plus partie du domaine des affaires étrangères des gouvernements européens, et dans le nouveau mandat que va inaugurer François Hollande, elle devient pleinement une affaire intérieure tant les décisions de Bruxelles affectent le quotidien des citoyens.

Ce matin, après la passation de pouvoir et la nomination du premier ministre – à priori Jean-Marc Ayrault, alors que le choix d’Arnaud Montebourg aurait marqué un réel changement, d’autant plus qu’il connait très bien la finance et les dégâts causés par les paradis fiscaux – le nouveau président s’envolera pour Berlin pour une première rencontre avec Angela Merkel. Les dossiers sont lourds, chauds, et il n’y a pas que la Grèce, mais aussi l’Espagne qui tanguent. A en juger par les nouvelles parues hier, la dette des banques espagnoles a atteint 264 milliards d’euros. L’injection de cash à 3 ans par la BCE en décembre dernier et février sur le marché a dopé ce montant, et le gouvernement conservateur de Mr Rajoy a annoncé une nouvelle réforme qui oblige les banques à provisionner 30 milliards supplémentaires…. dès cette année! Ces chiffres donnent le tournis à tous les milieux économiques, et la question n’est même plus de savoir quand s’arrêtera l’hémorragie, mais bien qui sortira de la zone euro bientôt?

Le magazine » Der Spiegel « , dans son édition de dimanche dernier, a annoncé qu’elle n’était pas contre la sortie de la Grèce de la zone euro, tandis que Jens Weidmann, gouverneur de la BCE et aussi patron de la Bundesbank, insiste sur le respect des engagements d’Athènes et que » si la Grèce ne tient pas parole, il n y’avait pas de raison de la soutenir » ! En clair, c’est RAUS…

Même si aujourdhui, la rencontre entre les deux leaders ne sera que pure forme, François Hollande et Angela Merkel, n’ont plus de temps à perdre. En effet, c’est le pire des scénarios qui commence à s’installer en Europe, à savoir celui de la déflation, avec la possible cessation de paiement à terme des pays du sud. La tempête est là, et elle va redoubler, les bourses entament le même refrain que celui de 2009, et notre président devra convaincre les Allemands de la pertinence de la mutualisation des dettes européennes. On a souvent parlé de réunion de la dernière chance – il y en a eu treize en deux ans! – mais il semblerait que 2012 soit la dernière année où tout reste encore possible avant l’irrémédiable!

Amine Cassim

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