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Le  » drachme  » grec !

Nous avons beaucoup écrit sur la crise de la dette, et sur la possibilité pour la Grèce de sortir de la zone euro, en raison de l’état de ses finances publiques, et de la pression de Berlin pour que les grecs fassent un travail de réajustement financier. Mais de quoi s’agit-il ?

C’est très simple, si l’on peut le dire ainsi. La troika ( Berlin, Bruxelles et le FMI ) demande une diminution de 30% du treizième mois, et de 60% du quatorzième mois du traitement des fonctionnaires – ces mois correspondent aux congés payés tellement les salaires sont bas -, qui ont déjà baissé de 30% sur les 12 premiers mois. Le train de mesures prévoit aussi une baisse de 22% du salaire minimum – soit 586e bruts sur 14 mois – , des coupes dans les retraites complémentaires et 15000 suppressions d’emplois dans le secteur public! Le gouvernement a aussi mis en place une grille unique des salaires dans la fonction publique et ces derniers ont été divisés par 3! Par exemple, après 25 ans de carrière dans la fonction publique et un salaire de 2000e, on passe à 800e. Et les conventions collectives dans le privé comme dans le public sont désormais caducs.

Conséquence de cette politique, la récession entame sa cinquième année ( -5% ), 60000 entreprises ont fait faillite en 2011, et le taux de chomage atteint 20,9% de la population active. Et ce n’est pas fini, car Athènes doit encore diminuer le smic de 22%, trouver 3 milliards d’économies supplémentaires et élaborer un autre plan de rigueur de 12 milliards d’euros pour 2013 et 2014! On pourra toujours me retorquer que le soleil est gratuit mais voilà, le café est à 5e, et les loyers sont aussi élevés que ceux de Berlin.

Tout cela aurait pu être évité si seulement en 2010, la dette grecque qui représentait 2,5% du PIB europeen – c’est à dire une pécadille! – avait été soldée par les pays européens! Aujourd’hui c’est une catastrophe dont on ne mesure pas encore les conséquences à six mois et il est parfois utile de regarder la politique qui a été faîte dans le rétroviseur. En tout état de cause, comme le dirait un analyste de la place de Paris, là où la troika passe, l’économie trépasse!

Amine Cassim

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