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Du gros rouge qui tache!

Dès le lendemain du premier tour, le président sortant a décidé, sur les conseils de son mentor Patrick Buisson, de se lancer dans la chasse aux voix des électeurs du Front National. Son conseiller estime qu’il peut encore gagner à condition  » d’en finir avec nos pudeurs de pucelles (..) et d’aller chercher les voix lépénistes même si elles vous dégoûtent  » !

Nicolas Sarkozy n’est évidemment pas un fasciste, et à cet égard la une du journal  » L’ humanité  » le mettant côte à côte avec Pétain fut outrancière. Mais on ne peut s’empêcher de s’interroger sur cette fuite en avant qui met aussi mal à l’aise ses propres troupes. Certes il doit  » cliver  » , mot à la mode depuis 2007, car pour espérer l’emporter le 6 mai, il doit récupérer 80% de l’électorat de Marine Le Pen mais aussi 80% de celui de François Bayrou. Ce grand écart, impossible à moins de vouloir perdre son âme, voit en réalité une accélération de la droitisation de son discours. Le problème n’est pas de convaincre les électeurs du FN de revenir à la raison, – cela est légitime – et François Hollande y travaille aussi, mais dans le cas du président sortant, ce qui rend mal à l’aise c’est qu’il adopte les attitudes et les mots du Front National.

Et il est à se demander ce que fait encore Nathalie Kosciusko Morizet à l’UMP d’autant plus qu’elle est sa porte parole. En effet, elle a écrit un livre,  » le front antinational « , publié l ‘été dernier, ou elle affirme de manière on ne peut plus clair que le FN n’est pas un parti républicain, que la stigmatisation des élites est un classique de l’extrême droite, que la préférence nationale est inacceptable, et qu’entre le FN et le PS elle choisirait notre parti! Le président a- t- il lu au moins le livre de NKM? Il est permis d’en douter puisque depuis lundi Nicolas Sarkozy a dit que le FN était un parti républicain, qu’il était pour la préférence communautaire ( au meeting de Longjumeau, ville dont le maire est NKM ), et que ma foi pourquoi pas la préférence nationale! Sa stigmatisation des élites – dont il fait partie -, des corps intermédiaires, qui jouent un grand rôle en Allemagne, son modèle il y’a encore 2 mois, constituent un virage assez net et inquiétant à la veille du second tour, et cette compromission avec les thèses du Front National n’augure rien de bon pour l’avenir. La fin ne justifie pas les moyens, monsieur le président-candidat, et du gros rouge qui tâche ne sert qu’à envenimer les choses alors que face à cette crise économique sans précédent où les français souffrent, le pays a besoin d’apaisement. Vous jouez à l’enfant éternel et dans le même temps vous m’apparaissez comme fatigué de vous même. Il est temps que vous partiez!
Amine Cassim

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