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Les banlieues, absentes des débats!

Les banlieues, qui furent un des thèmes de la présidentielle de 2007, où Nicolas Sarkozy s’était illustré en lançant l’idée d’un « nettoyage au kärcher de la racaille », sont aux abonnés absents en 2012. Un paradoxe de plus puisqu’au moment ou la crise s’aggrave on aurait pu penser que la banlieue fasse aussi partie des enjeux de ce rendez vous avec les Français.

Deux ouvrages de Gilles Kepel, « Quatre-vingt-treize » (titre emprunté à Victor Hugo), et « Banlieues de la République », viennent de paraitre. Durant un an, une enquête a été réalisée à Clichy-sous-Bois et Montfermeil auprès de 100 personnes avec les mêmes questions posées il y’a 25 ans et qui ont servi de support à l’auteur de « Banlieues de l’Islam ». Comment fonctionnent dans ces 2 banlieues la gestion de l’emploi, de l’habitat et de la religion dans la cité.

L’auteur démontre que la République, qui a failli dans l’organisation de la vie sociale dans les quartiers, a été remplacée dans ce rôle par l’Islam. Gilles Kepel raconte un sentiment de mise à l’écart qui se traduit par une intensification des pratiques religieuses. Par exemple les cantines scolaires sont désertées car elles coutent trop chères pour les familles les plus pauvres et aussi parce qu’elles ne respectent pas le halal. Or « Apprendre à manger, ensemble, à la table de l’école est l’un des modes d’apprentissage de la convivialité future à la table de la République », estime l’auteur.

La banlieue absente de la campagne, c’est pour lui une occultation délibérée. Comme si une partie de la population en avait assez des transferts sociaux ou qu’elle voulait la maintenir à distance, quand d’autres pensent que la banlieue n’est plus un sujet, ni un enjeu, puisque la sphère politique occupe le terrain des classes moyennes paupérisées. Rappelons tout de même que la population des banlieues fait aussi partie de la société française comme celle des Misérables de Victor Hugo. Si on ne prend pas des mesures pour que la population soit plus insérée, alors on se dirigera vers des tensions sociales.

93, c’était aussi la révolution!

A.C

Un commentaire

  1. par Eugenie - 2 mars 2012 à 13 h 36 min

    Bonjour,
    je n’arrive pas à comprendre comment dans une société développée comme la nôtre, nous passions à côté de l’essentiel: le partage de nos différences.
    Dommage…
    Eugénie

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