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Georges Papandréou, un homme d’Etat

Il n’y a pas grand chose à ajouter au papier écrit par Pierre-Yves Le borgn sur son blog. Juste un mot sur l homme, sur cet acte solitaire décidé lundi soir par le 1er ministre grec Georges Papandréou, qui n’a même pas prévenu son ministre des finances, qui depuis, est à l’hôpital. Convoquer les grecs pour un référendum alors que l’austérité devrait durer jusqu’en 2020 avec des salaires et des pensions divisés par 2, est une décision normale et cohérente. L’Europe, après avoir donné 350 milliards d’euros, a décidé d’en annuler 100, et de redonner 130 milliards et Nicolas Sarkozy, furieux, se demande quelle mouche a piqué Mr Papandréou alors que l’Europe fait tout pour les sauver ? La réponse est toute simple: C’est la volte face d’un homme méprisé par l’Europe alors que Mme Merkel a dit la semaine passée qu il était « temps de mettre la Grèce sous tutelle », et insulté par son propre peuple tous les jours à travers les manifestations de rue !

Sa decision remet l’idée de souveraineté au goût du jour -n’en déplaise à la droite et à certains bureaucrates de Bruxelles- et il est normal de demander l’avis du peuple, trop souvent considéré comme quantité négligeable au sein des institutions européennes ! On ne peut célébrer aujourd’hui la souveraineté tunisienne et demain libyenne et la refuser aux Grecs et sans doute demain aux populations du pays du Sud! Evidemment je n’ignore pas les conséquences économiques et financières de cette décision au sein de l’Europe mais malgré tout il me semble que M. Papandreou fait honneur à ses ancêtres qui ont inventé la démocratie et qui sait, peut être que la greffe prendra et que l’Europe citoyenne en sortira renforcée!
Amine Cassim

Un commentaire

  1. par Pierre-Yves Le Borgn' - 3 novembre 2011 à 14 h 31 min

    C’est vrai que George Papandreou réhabilite le peuple et mérite en la période actuelle les hommages pour cela. Je suis surpris cependant qu’il ne l’ait pas fait au sommet de Bruxelles lui-même. Je pense que c’est là qu’il pouvait le plus utilement (notamment en termes de pédagogie européenne et de signes vers tous ceux, dont nous sommes, qui fulminent devant la gestion boutiquière de Merkozy) poser cet acte fort. Maintenant, quelle va être la question du référendum et quel sera l’axe de la campagne de Papandreou? Ce n’est pas à Merkozy de dire à Papandreou quelle question il doit poser. Respecter la souveraineté de la Grèce commence par cela. La logique est: « soutenez-vous les décisions du sommet européen? » et la réponse que Papandreou doit recommander est « oui ». Faire campagne pour le « non » en ayant approuvé le plan au sommet de Bruxelles n’aurait strictement aucun sens.

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