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Règle d’or: Règle pour les faibles et les inconséquents

Je profite de cette tirade bien sentie de Jacques Delors “La règle d’or, c’est un piège à cons” pour enfoncer le clou. Inscrire cette règle, visant à assurer “l’équilibre des comptes publics pour protéger les générations futures de la dette”, noir sur blanc dans la constitution semble au premier abord venir des plus bonnes intentions. Savourez lentement ce “protéger les générations futures de la dette”. C’est à mon sens une pure fumisterie!

On peut se demander ce que vient chercher une règle concernant les finances de l’état dans la constitution. Qu’adviendra-t-il des marges de manœuvres keynesiennnes, indispensables en temps de crise, où l’état seul peut fournir aides temporaires et autres XXL Bail-outs, afin d’amortir les tragiques conséquences sociales et économiques d’une crise. On a pu le constater lors de la dernière crise financière, et je ne serai pas étonné si cela se reproduisait dans les prochains mois. Que rigolerions nous bien alors de la droite avec sa règle d’or dans une telle situation, si la chance n’était pas si importante de se retrouver au pouvoir dans huit mois et nous-même encore une fois tenus pour compte de la gestion misérable des finances de la droite.

Mais ce qui est le plus révoltant, c’est le camouflet intolérable pour la politique et indirectement pour les citoyens. Ainsi, on assume par défaut que les acteurs politiques ne sont pas en mesure d’être responsables de la gestion de l’état, qu’ils se contrefichent totalement du sort des générations futures. Si tel est le cas, c’est un immense problème pour notre démocratie dont une inscription dans la constitution ne serait finalement que l’inquiétant symptôme. Ce serait une abdication implicite devant notre inconséquence. Cet état de fait est intolérable pour toute personne croyant en un système démocratique et la raison du peuple qui choisit ses représentants.

Il est indispensable de faire appel à cette qualité primordiale que devrait montrer les politiques et les partis auxquels ils appartiennent: faire preuve d’une responsabilité et d’un sérieux sans faille dans les propositions de gestion de l’état. Ici se trame le sort des générations futures. Pas dans la constitution.

Samuel Drapeau

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