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Rubalcaba ou la gauche moderne

Les élections législatives du 20 novembre en Espagne vont être l’occasion de mesurer les rapports de force entre gauche et droite. Mr Zapatero ayant jeté l’éponge, c’est à Alfredo Perez Rubalcaba de s’y coller. Cet ex-vice président du gouvernement et ancien Ministre de l’ interieur, qui a montré sa fermeté face à l’ETA dans le passé, est un candidat crédible face au Partido Popular mené par Mr Rajoy. En effet, même si les sondages le donnent pour l’instant perdant, il continue de semer les graines d’un possible renversement de situation. Mr Rubalcaba a conclu fin juillet un pacte avec les syndicats et le patronat pour une modération salariale. En demandant aux patrons espagnols d’investir les bénéfices de leurs entreprises dans la création d’emplois et d’augmenter la compétitivité du pays, il pose dès à présent les jalons pour maintenir le rang de l’Espagne au sein de l’ Europe. Sa démarche constitue aussi un gage donné aux marchés financiers – qui sont en réalité les prêteurs – afin de s’assurer de leur « bienveillance ». Sans doute devrions-nous nous en inspirer!

Par ailleurs, Rubalcaba compte parmi ses supporters « los indignados » de la Puerta del Sol. En soutenant ces derniers lors de la manifestation du printemps, il a démontré qu’ il avait compris le sens de leurs demandes sociales et politiques.

Enfin, ce matin, le candidat du PSOE a proposé devant la commission excécutive de son parti une augmentation de la pression fiscale pour les banques et les riches. Cette proposition a déjà reçu l’aval de Felipe Gonzales qui a considéré « normal de demander un effort aux gens riches plutôt qu’ à la classe moyenne » c’ est à dire à ceux qui sont « au delà de 10000 Euros par mois » sans rentrer dans les détails. Il va centrer sa campagne en Andalousie et en Catalogne et il ne serait pas etonnant qu’il comble son retard dans les semaines qui viennent, son opposant, Mr Rajoy, ne capitalisant que sur le rejet de la figure du premier ministre!

En tout état de cause, si la gauche venait à gagner en Espagne, cet « automne espagnol » pourrait préfigurer le printemps français.
Une élection à suivre donc!

Amine Cassim

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