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Revue de web allemand

Histoire de vous et de nous occuper un peu durant cet été, j’ai choisi de faire un article sur un sujet qui me tient à cœur, mais qui n’est pas la politique, Internet. Parler d’Internet sur un blog du PS de Berlin, pas très original et hors-sujet, je m’ennuie sévère cet été penseront certains.

Pour être plus précis, je vais parler de sites Internet remportant un grand succès en Allemagne, en me concentrant sur ceux qu’on ne rencontre pas sous cette forme en France. A travers cet article, un objectif, présenter un aperçu de la culture allemande disponible et accessible à tous dans le monde entier grâce à Internet.

Histoire de brouiller un peu les sites, je vais commencer par présenter le site Qype, site qui permet de partager ses coups de cœur culturels du monde réels, ses restaurants, bars, cinémas favoris et de laisser des descriptions et commentaires. Indispensable pour connaître les bonnes adresses du territoire allemand !

Le site StudiVZ est un des sites les plus fréquentés d’Allemagne, dans tous les cas le plus connu et le plus indispensable des étudiants. C’est un réseau social, à la base un clone de Facebook du temps où ce dernier était inconnu en Allemagne et indisponible en allemand. Depuis il a été développé et des différences notoires existent entre les deux. Une minorité d’Allemands y sont présents sous leur véritable identité, un nombre considérable sont complètement invisibles (ayant complété leur réseau d’amis, leur profil est invisible pour les autres) et les forums de discussions sur les groupes sont très actifs ! La section PS de Berlin y a son propre groupe. A noter que les allemands sont tellement fans de réseau sociaux (et le SPD tellement plus connecté aux évolutions de la société que le PS), que notre parti frère dispose de son propre réseau social, meineSPD. Par ailleurs, le site mixxt, permet à chacun de monter son propre réseau social.

Le site Xing est également un incontournable. L’obtention d’un diplôme en Allemagne est généralement contemporain d’un glissement de StudiVZ vers Xing. Xing est un réseau social professionnel, comme LinkedIn et Viadeo, permettant de déposer un CV très détaillé d’échanger ses cartes de visite électroniques, de gérer ses contacts professionnels et un agenda. Comme pour StudiVZ, il se distingue de ses concurrents internationaux par les très nombreux échanges dans ses forums, qui touchent à absolument tous les domaines, jusqu’à la politique française !

Un site véritablement allemand est sans doute le site Mymuesli, un site permettant de faire son propre muesli, à partir de ses propres ingrédients, tous biologiques. Vous pourrez y mettre un nombre incroyable d’ingrédients et ils vous l’envoient par la Poste. Néanmoins, le tarif est un peu cher. Avec la livraison à 3,90€, la boite standard, 575g, pour peu que vous y ajoutiez des ingrédients permettant à votre muesli de se distinguer de ceux de votre supermarché, vous revient à 10€ livré, voire plus. Un peu dans le même genre, le site Dawanda permet d’acheter toutes sortes d’objets fabriqués à la main. Ce dernier n’est pour l’instant pas trop connu, même des Allemands.

Si vous voulez voir de loin ce qu’on peut trouver dans un grand centre commercial allemand, rendez-vous sur le site d’achat en ligne Otto, qui fait un carton par ici.

En matière de rencontres, le phénomène semble moins répandu qu’en France. Tout comme il y a moins de drague dans la vie réelle. Le site FriendScout24 semble quand même se démarquer. Pour confirmer mes dires, à Berlin, le BVG (la RATP locale) offre sur son site la possibilité de retrouver les personnes avec lesquelles il y a eu un échange de regards, ou « eyecontact ». Pas de sites dédié, c’est intégré au site principal, sous la mention « Augenblick(e) ». Et si ça marche et que vous souhaitez vous prendre un appartement ou une maison, remplacez le friend précédent par immobilien !

Un autre site prisé des Allemands et qui s’exporte en France est le site Verwandt (littéralement parent ou apparenté), site de généalogie très bien fait et à la différence de son modèle américain, disponible en de nombreuses langues. Ceux qui aiment la généalogie accrocheront à coup sûr !

Sinon, que fait un allemand au travail lorsqu’il va faire une pause ? Il va sur Spiegel-online, version Internet de l’hebdomadaire d’informations de référence et au sérieux reconnu. Si vous souhaitez avoir confirmation de votre bon niveau d’allemand, c’est un très bon moyen. Si après 10 articles, vous n’avez toujours pas sorti le dictionnaire, vous pouvez vous considérer comme bilingue.

Au niveau des e-mails, les Allemands restent très attachés à leurs fournisseurs nationaux GMX et Web.de. Bien que fournissant des prestations complètement dépassées et affichant parfois des incompatibilités avec d’autres serveurs mails internationaux, la grande majorité des internautes allemands utilisent ces services.

Concernant les sites franco-allemands, il y en a à présent beaucoup. Un seul semble réellement émerger du lot, celui de Connexion-française et de son site affilié d’emploi franco-allemand, connexion-emploi, couvrant tout le territoire et tous les aspects de la vie des français en Allemagne.

Enfin, s’il n’a d’allemand que l’origine, il a le potentiel et les caractéristiques d’intéresser le plus grand nombre. Sur son site Internet, la société Cellity propose de télécharger un logiciel permettant aux téléphones de recevoir des mails et d’envoyer des SMS gratuitement et de téléphoner par VoIP, très bon marché à et depuis l’international. Seule condition, avoir un gros forfait pour le transfert de données.

Bon surf à toutes et à tous !

Rmatt

PS: S’il fallait un argument de plus à l’existence de cet article, sur Internet, en allemand, « liens » et « gauche » sont un seul et même mot : links. Et si Internet redéfinissait la gauche et le socialisme au 21ème siècle ? Voici en tout cas une tentative française de travail collaboratif.

6 commentaires

  1. par berlin - 14 août 2008 à 12 h 29 min

    D’ailleurs, pour vous montrer que les nouvelles technologies ne sont pas uniquement synonymes d’emprunts, de course aux profits, etc, je vous invite à consulter le modèle de l’entreprise francaise Motion-Twin, qui a le statut de SCOP, Société Coopérative de Production.
    Ce statut entraîne un fonctionnement similaire aux kolkhozes !!!

    Vous pouvez lire un article où ils détaillent leur fonctionnement ici :
    http://www.motion-twin.com/blog/entry/223
    Et également l’interview réalisé par TechCrunchFrance ici:
    http://fr.techcrunch.com/2008/08/14/fr-motion-twin-createurs-de-labrutefr-une-startup-pas-comme-les-autres-interview/

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