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72 % des voix pour SR contre 28 % à Sarkozy.

CENTRE DE VOTE DE BERLIN
(Berlin ville + « Nouveaux » Länder)

électeurs inscrits : 6642
votants : 3456 (52,03%)
suffrages exprimés 3397 (51,14%)
N.Sarkozy : 909 (26,75 %)
Ségolène Royal : 2488 (73,25 %)

Bureau de vote de Berlin décentralisé à Hambourg pour Schleswig-Holstein, Basse-Saxe et Brême

Inscrits : 2697
votants : 608
suffrages exprimés : 600 (22,24 %)
N.Sarkozy : 213 (35,50 %)
Ségolène Royal : 387 (64,50%)

5 commentaires

  1. par Mathieu - 9 mai 2007 à 21 h 49 min

    Cette analyse est en effet provocante et en ce sens stimulante.

    Elle me semble cependant oublié deux trois petits faits, suivant une specialité culturelle francaise consistant a generalement eviter dans ses analyses tout fait perturbant la thése de départ:

    L’élection ne s’est pas jouée seulement sur un pour ou contre Sarkozy. Lorsque la participation atteint 86% – ce qui me semble être LE FAIT important de cette élection (apres bien sûr le resultat lui-meme) – et que la vaincue recoit 16,7 millions de votes, il est difficile de parler d’avoir tout fait de travers. Un seul candidat a l election presidentielle a recu plus de suffrages dans l histoire, Nicolas Sarkozy.

    Il est aussi assez inconcevable de pouvoir ecrire de bonne foi « (election)Imperdable parce que rarement le candidat de la droite a suscité une telle peur et un tel effet de vote « anti ».  »
    Le probléme, c’est que jamais auparavant un candidat n’a su generer autant d’adhésion a sa vision. C’est ce qui me fait politiquement le plus mal: plus de 18 millions de francais ont CHOISI Sarkozy.

    Ceux qui avaient tout fait de travers, ce sont ceux qui malgré un excellent bilan et un president sortant non credible ont reussi a ne pas atteindre le deuxiéme tour. La defaite de 2007 n’a pas ses racines dans 2006, mais dans 2002, qui etait elle une election imperdable.

    « Le candidat de la droite l’emporte, mais la France n’est pas à droite. La plupart des thèmes qui ont dominé le débat depuis des années sont de gauche « . Lá on assiste encore une fois a un grand numero d auto-illusion intellectuelle. On a pas vu la meme campagne.
    Le total des voix de gauche est a 36% au premier tour. On a gagné 11 points de plus au deuxieme tour. La victoire etait probablement depuis l investiture de NS par l UMP impossible.
    En 2002 le total des voix de gauche au premier tour etait de 42%, mais avec un FN decidé à ne pas voter Chirac. La victoire etait ideologiquement et sociologiquement difficile, mais tactiquement possible.

    La France est a droite, deja en 2002 , la force et la victoire de Sarkozy ne s’est pas construite sur la non mobilisation des electeurs de Segolene, mais bien sur le fait que tous les electeurs du Front National ont voté Sarkozy, en se retrouvant dans son projet, sans que les elcteurs de l’UMP et de la droite centriste n’en soit effrayée. C’est le succés de NS: la synthése des trois droites francaises.
    Sans la strategie de Segolene, qui a reussi une synthese de LO a Bayrou (vous je sais pas, mais moi c la premiere fois que je vois Laguiller et la LCR appeller a voter PS des le soir d’un premier tour!), nous aurions probablement fait une belle campagne raisonnable, pour finir dans un deuxieme tour, avec une participation à 65%, à 48,5% des suffrages. Ou pire, avec la meme mobilisation a droite et a l extreme droite, avec une participation a 75%, à 40% des suffrages.
    « Résultat : sa campagne a eu un effet démobilisateur sur l’électorat de gauche. Elle n’a su rassembler ni son camp, ni sa base électorale, ni créer une dynamique au-delà.  »
    Avec une participation a 86%, et 16,7 millions des suffrages, desolé, je ne vois pas ou sont les reserves supposées non mobilisées par Segolene. C´est bien parce que la France est majoritairement a droite, et se fantasme un destin avec un bonaparte version Neuilly, que malgré la mobilisation de toute la gauche et d’une partie du centre nous avons perdu.

    La defaite n’est pas tactique, elle est ideologique et sociologique, parce que depuis trop longtemps nous refusons de voir la France majoritaire telle qu’elle est devenue: angoissée, avide de se rever un avenir radieux et glorieux, raciste assumée, fermée sur le monde et non desireuse de participer, au contraire avide d’obeir.

  2. par Ludovic - 10 mai 2007 à 12 h 54 min

    Plutôt d’accord avec Mathieu, même s’il termine par un constat un peu trop pessiste à mon sens.

    Un point qui me semble important est le rassemblement des droites : NS a en effet gagné parce qu’il a su obtenir les faveurs des libéraux et des conservateurs, de la droite orléaniste et bonapartiste, des frontistes et des centristes. La majorité qu’il a réussi a faire sur son nom n’est pas plus homogène que celle qu’a voulu faire Ségolène. Il faut croire que la droite a eu simplement plus d’intelligence politique que la gauche.

    Bien sûr, il faut mieux définir notre ligne politique et mieux s’organiser à l’avenir pour éviter le brouillage des messages (la critique vaut pour tout le monde…), mais il me semble dangereux de voir l’avenir dans un choix entre Bayrou et Buffet. Nous devons continuer à parler avec notre gauche ET avec notre droite, sans renoncer à notre identité – qui est déjà social-démocrate, soit dit en passant.

    Le problème de la gauche est qu’elle n’a pas su se rassembler, ou du moins pas à temps. Gardons nous de la diviser encore plus!

  3. par Neibaf - 10 mai 2007 à 18 h 36 min

    « Nous devons continuer à parler avec notre gauche ET avec notre droite, sans renoncer à notre identité – qui est déjà social-démocrate, soit dit en passant. »

    Champagne ! il n’y a qu’à Berlin qu’on le sait; remarque à Berlin on a fait 72%….

    FDL

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