Soutenez le PS

Adhérez au PS

Article du monde et commentaire

Dans le monde d’aujourd’hui

« Au terme de son périple au Proche-Orient qui s’est achevé lundi 4 décembre, Ségolène Royal a dressé le bilan de sa dernière étape, Israël, et de ses ultimes rencontres avec des « interlocuteurs de haute qualité » : les ministres des affaires étrangères et de la défense, et le premier ministre, Ehoud Olmert. Comme au Liban ou dans les territoires palestiniens, la candidate socialiste à l’élection présidentielle française a adapté son discours en saluant ici « les efforts pour la paix » du gouvernement israélien.

« Vous avez devant vous la seule responsable politique française qui s’est exprimée contre l’accès au nucléaire civil de l’Iran. Là se trouve le plus grand danger pour la sécurité d’Israël et du reste du monde », a-t-elle lancé aux journalistes. « Il ne faut pas laisser l’Iran accéder au nucléaire civil, et donc militaire, ce sera ma position si je suis élue présidente de la République », a insisté Mme Royal, qui avait avancé cette idée lors de la primaire socialiste. « Le premier ministre israélien m’a lui-même félicitée pour cette prise de position », a-t-elle souligné.

Sur bien d’autres points, Mme Royal a donné des gages à l’Etat juif. Ainsi a-t-elle affirmé qu' »en l’état actuel des choses, il n’était pas question de parler aux dirigeants du Hamas » comme elle avait pu le laisser entendre lors de sa visite au Liban. « Si les conditions s’y prêtent et pour faire avancer un certain nombre de processus, on ne doit fermer la porte à rien », s’est contentée d’affirmer Mme Royal.

S’agissant des survols des forces françaises de la Finul par l’aviation israélienne au Liban sud, la socialiste a adouci sa position. « Il faut que cela cesse », avait-elle déclaré à l’issue d’une visite au quartier général de la force de l’ONU, le 1er décembre. « J’ai compris que le nombre et la nature de ces survols ont déjà diminué. Ceux qui subsistent sont liés à un certain nombre de faits », a-t-elle affirmé à Jérusalem.

Enfin, Mme Royal n’a pas contesté le « mur de séparation » construit par Israël en Cisjordanie. « Il y a un problème sur le tracé de ce mur », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Quand c’est nécessaire pour la sécurité, une construction est justifiée, encore faut-il que les choses se passent en bonne entente. »

Encadré : Le TNP prévoit expressément le droit au nucléaire civil

Le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), qui a été signé en 1968 et compte aujourd’hui 189 signataires, souligne qu’aucune de ses dispositions « ne sera interprétée comme portant atteinte au droit inaliénable de toutes les parties au traité de développer la recherche, la production et l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques ».

Ce que réclame Ségolène Royal (qu’aucun pays, pas même les Etats-Unis ou Israël, ne demande) reviendrait à rendre caduc le TNP, dont l’esprit est le suivant : en échange de leur renonciation à l’arme atomique, les Etats non nucléaires recevaient l’assurance que leurs voisins ne s’en doteront pas, et la reconnaissance de leur droit au nucléaire civil.

Actuellement, le texte d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, prévoyant des sanctions (diplomatiques, économiques mais non militaires) contre l’Iran, est en cours de négociation entre les Six (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne). Il vise les « activités les plus sensibles » du programme nucléaire et balistique de l’Iran. »

Fin de l’article du monde. Vous pouvez le consulter ici ->(lien)

Commentaire:

Notre candidate a-t-elle vraiment avec elle la majorité des militants du PS, y compris ceux qui l’ont soutenue dans sa pré-campagne, lorsqu’elle se hasarde à de telles prises de position ? Ces dernières ne vont pas manquer de donner, et à juste titre, de solides arguments à ses adversaires de droite – ou à quelques, voire de nombreux camarades de gauche !!

JM Bobillon, Berlin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.